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Sélection

The Wine Chain

Nous avons réalisé la plus grande chaine de vin au Monde : une wine chain de 78600 Kilomètres. Nous sommes partis avec une bouteille de vin du premier vigneron visité, cette bouteille a été partagé avec le second vigneron, qui lui même nous a offert une seconde bouteille à partager avec le troisième vigneron, etc.

Pour retrouver l'article cliquer sur le nom du domaine et en cliquant ici pour avoir le trajet sur la carte du monde.
Les Arpents du Soleil le 18/07/2019 à Saint Pierre Sur dives (14), Normandie, France 
Le Château Vermont le 29/07/2019 à Targon (33), Bordeaux, FranceLes Vins Pierre Rougon le 01/08/2019 à Baumes de Venise (84), Vallée du Rhône, FranceLe Vignoble Cascina Ballarin le 03/08/2019, à La Morra, Piémont, ItalieLe domaine Palazzona Di Maggio le 14/08/2019 à Ozzano dell Emilia, Bologne, ItalieL'Azienda Agricole de Salvatore Magnoni, le 22/08/2019 à Rutino, Salerne, ItalieLa Kantina Kallmeti, le 26/08/2019 à Kallmet, Lezhë, AlbanieKokino Winery, le 02/09/2019 …

La Chine une autre vision du Vin



Notre étape chinoise n’est pas un hasard.
Si de prime abord, l’Asie n’est pas la première destination à laquelle nous pensons lorsque l’on parle de vin, il en sera tout autre dans une dizaine d’années.

En 2018, la Chine était le second pays en surface viticole, et le dixième producteur mondial de vin. Le gouvernement chinois projette de devenir le premier producteur dans les dix prochaines années. Les moyens mis en œuvre et les projets viticoles développés laissent à penser que l’objectif sera atteint. Mais qu’en est-il de la consommation locale ? Quelle est leur vision du vin d’ici et d’ailleurs ? Ce sont les questions auxquels nous souhaitions répondre en choisissant le pays du soleil levant.


En préparant le voyage nous avions lu que les environs de Pékin et la région du Hebeï abritaient de nombreux domaines et châteaux. Nos récentes expériences nous ayant donné confiance sur la facilité de trouver des adresses et d’entrer en contact avec les maisons viticoles ; nous n’avions adressé que quelques e-mails aux premiers contacts trouvés. Pour la suite nous attendions d’être sur place pour élargir nos recherches.

Seulement voilà, le fossé culturel était plus grand que nous l’imaginions.


La première barrière fût technologique. Il faut savoir que la Chine interdit l’accès aux réseaux sociaux autre que ceux validés par le gouvernement. Ainsi Facebook, Instagram, Google ou WhatsApp (soit 95% de nos moyens de communication habituels) ne sont pas autorisés. Pendant qu’en Occident les marques et maisons viticoles misent énormément sur ces réseaux pour développer leur image et leur notoriété, impossible ou presque d’y trouver un vin chinois… 

Les recherches classiques sur internet n’étaient pas non plus de tout repos. D’abord, l’accès au wifi public n’est accessible qu’avec un numéro de téléphone chinois. Nous ne pouvions compter que sur les réseaux privés de nos logements et quelques rares établissements (restaurants ou bars). Ensuite le VPN, logiciel servant à brouiller nos navigations internet, ralentissait énormément notre accès internet. Mais il est malheureusement indispensable pour accéder aux réseaux interdits par le parti.

Autant dire que la simple ouverture d’un mail pouvait durer plusieurs minutes et même souvent ne pas aboutir…


traduction : "trouver un vigneron en Chine n'est pas simple"

Il y a aussi évidemment la barrière de la langue : quand nous trouvions des sites certains n’avaient pas de traduction. Et l’expression « c’est du chinois, on ne comprend rien » s’avérait juste.

Nous avions aussi les contraintes de distance. Le seul vigneron ayant répondu à notre appel était beaucoup trop éloigné pour y accéder par nos propres moyens. Nous avions dû avec grand regret décliner l’invitation. Cependant, nous n’expliquons pas encore les non retours des autres domaines. L’aspect non commercial de notre démarche ? Une communication trop axée sur des réseaux sociaux prohibés ? Une mauvaise approche de notre part ? Ces questions restent encore en suspend.

Il est fort probable que nous n’avions pas le bon moyen de communication adapté aux habitudes locales. En Chine, tout le monde utilise « WeChat », tous nos interlocuteurs nous conseillaient ce média, or il fallait un numéro de téléphone exploitable, ce que nous n’avions pas…
Nous avions compris qu’internet ne serait pas notre allié pour trouver des contacts.

Nous optons pour des options plus directes. Nous demandons à nos hôtes, mais ils ne connaissent pas d’adresses, nous leur apprenons même que certains domaines existent en périphérie pékinoise.
Nous leurs demandons alors de nous indiquer des caves dans les environs.
Car jusqu’alors, si nous avons vu beaucoup de vins dans les supérettes nous n’avions pas aperçu de caves. Il existe beaucoup de magasins vendant exclusivement du tabac, de l’alcool et du vin, mais rares étaient les employés bilingues et encore plus rares ceux qui avaient des connaissances vinicoles…


Pour les caves, il y en a étonnamment peu, et concernant les échanges avec les cavistes, nous avons rencontré nos premières barrières culturelles. Accueillis avec de grands sourires, les visages évoluaient lorsque nous évoquions nos projets. Premièrement nous n’allons rien acheter et surtout, nous nous abrogions de leur intermédiaire. En Chine le commerce est sacré, on ne révèle jamais sa source d’approvisionnement ! Chose très différente d’un caviste français qui mettra un point d’orgue à encenser le vigneron et son domaine. Sur les 3 cavistes rencontrés, nous essuierons des refus...

Nous tentons l’office du tourisme, le regard de notre interlocutrice suffisait pour comprendre que nous ne trouverons pas non plus notre bonheur ici...

Avant de baisser les bras, nous lançons un dernier appel sur les réseaux sociaux.



Et la chance nous sourit enfin. Une amie nous permet de rentrer en contact avec une française, Sophie, travaillant dans le vin à Shanghai. Elle nous confirmera que visiter un vignoble chinois n’est pas une mince affaire : « ils sont un peu hostiles au tourisme, ça fait 7 ans que je vie ici et j’ai toujours pas visiter de vignoble ».

Cependant Sophie nous mis en relation avec Amélie, qui projette d’implanter un vignoble dans la région de Huailai, au Nord Ouest de Pékin. Notre départ de la région est prévu pour bientôt, nous n’aurons pas le temps d’organiser ce déplacement… Notre chance de Winechain en Chine s’amenuise sérieusement…

Puis nous apprenons que le salon international du vin se déroule à Shanghai du 23 au 25 Octobre, la providence veut que nous soyons à Shanghai le 25.


Quelques mails à des contacts Français et nous obtiendrons deux précieux sésames pour entrer sur ce salon. Ça sera une excellente opportunité d’y rencontrer enfin des vignerons chinois.
Cela sera aussi l’occasion de répondre à nos questions sur la consommation locale et peut-être d’y continuer la Winechain...

Commentaires

  1. Pas facile de faire « chinechine » alors ? Ok je sors. Bon courage.

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  2. Courage, même si c’est compliqué aux vues des différences de culture et à la méfiance de l’inconnu...

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    1. Paradoxalement, c'est ce que nous cherchions à travers ce voyage : découvrir d'autres approches autour de la consommation ou de la considération du vin. Pour le coup, nous avons été gâtés :D

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  3. Coucou Barbara et Geoffrey
    Super votre article et intéressant.
    Eh oui notre culture et usages d'européens et de surcroît francais sont aux antipodes des descendants de Confucius . Domage pour la winechain.

    Biz

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